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ProD2- SC ALBI : POUR L’HONNEUR ! (avec une interview de Romain BARTHELEMY)

 

En écoutant l’analyse lucide de Romain BARTHELEMY après la défaite concédée à Aurillac 37 à 20, on a compris que les joueurs avaient compris. Ils ont compris que c’en était fini des espoirs de maintien. Pour le centre albigeois, Albi a trop gâché à domicile. Cinq défaites et deux matches nuls, c’est trop. Trop pour entretenir un quelconque espoir. Trop pour ne pas se dire que le SCA n’a pas su saisir des matches qui lui tendaient les bras. On pensera à Carcassonne et Narbonne qui se soldèrent par deux matches nuls alors que les tarnais menaient largement. Ou plus récemment aux défaites concédées face à Mont de Marsan et Montauban où chaque fois Albi a eu la balle de match…

Alors maintenant que reste-il aux joueurs ? Un truc à la con tout simple : l’honneur.

Je sais, vous me direz qu’aujourd’hui c’est un mot galvaudé. Et pourtant…

L’honneur, c’est ce qui a manqué aux dirigeants de FC Auch qui ont déposé le bilan après le dernier match de leur équipe. Ils ne leur ont même pas laissé le droit de jouer une dernière fois pour cette fameuse valeur. Pourtant les gars du Gers en ont eu de ce foutu honneur. Notamment un soir de mai 2008 où ils furent laminés par un pack tarnais irrésistible. A la différence des autres équipes qui usaient alors de la règle inique des mêlées simulées pour ne pas subir la loi du pack albigeois, le fils Broncan préféra mourir les armes à la main plutôt que de fuir. Chapeau bas monsieur. En voilà de l’honneur.

L’honneur c’est quand, petit, on disputait ces interminables parties de foot après l’école face à un adversaire trop fort, trop grand, trop technique, trop en tout. Mais on s’acharnait. Avec nos deux pieds carrés on tentait la belle puis la revanche puis la re-revanche puis « le premier qui marque a gagné ». Le gars en face se demandait pourquoi un mec fait pour tout mais surtout pas pour le sport s’acharnait tant. Ca le laissait pantois. Alors parfois au détour d’un relâchement de ce dernier et à la grâce d’un faux rebond ou d’un malentendu, on le marquait ce putain de but. On pouvait rentrer chez soi, heureux. Et sous la rouste paternelle parce qu’il était tard, qu’on n’avait pas fait les devoirs et que « ta mère s’est fait un sang d’encre », on souriait. On se remémorait ce but. Cette fameuse reprise de volée, pardon ce rebond sur le tibia gauche qui avait passé la ligne. On se le sublimait, on oubliait ceux encaissés par dizaine pour ne rêver que de lui. On avait sauvé l’honneur. C’était con mais on était heureux.

Alors c’est peut-être ce qu’il reste à Romain et à ses potes. Jouer une dernière fois (ou deux éventuellement) pour l’honneur. Devant ce public du Stadium qui n’attend que de vibrer une dernière fois pour son équipe. Qui pourra rentrer heureux chez lui et rêver à des lendemains qui chantent. Jouer pour « la camiseta » comme disent les argentins, pour les couleurs, pour la ville, pour se dire qu’on ne s’est pas menti. Pour des trucs à la noix auxquels on se raccroche quand il ne reste plus rien.

Allez Romain, excuse-moi de te tutoyer mais faites nous en une dernière, s’il te plait. Pour que moi aussi, égoïstement, je puisse écrire une dernière chronique, pour l’honneur. Merci.

RS.

Retrouvez la réaction de Romain BARTHELEMY recueillie par Alexandre FAUCHER à Aurillac.

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